EMPP DIEPPE
Equipe Mobile Psychiatrie Précarité
Centre de Jour du Pollet
9 rue Pocholle
76200 Dieppe
Tél: 02 32 14 77 09
Mail : empp@ch-dieppe.fr
UMAPPP ROUEN
Unité Mobile d'Action Psychiatrique pour les Personnes Précarisées
49 rue des augustins
76000 Rouen
Tél: 02 35 98 00 71
Mail:
umappp@ch-lerouvray.fr

Bilan et Perspectives par le 
Dr Alain GOUIFFES 10.2011


Rapport d'activité UMAPPP 2011

Nos partenaires du social
(UMAS, Emergences, LHSS, Autobus,...)
RESPIRE EVREUX
Equipe Mobile EMPP RESPIRE
Réseau Exclusion Santé Psychiatrie Insertion Région Evreux
14 rue Georges Bernard
27000 Evreux
Tél: 02 32 33 83 85
Mail: respire@chs-navarre.fr
EMPSM LE HAVRE
Equipe Mobile Précarité en Santé Mentale
Hopital Flaubert - 55 bis rue Gustave Flaubert
76600 Le Havre
Tél: 02 32 73 36 85
Mail: empsm@ch-havre.fr

Article paru en Avril 2011 dans "convergence", magazine d'information du GHH
Recherche RRAPP
Colloque du centre Babel
Precapsy , mercredi 13 juillet 2016 - 11:52:05 // commentaires: 9

Colloque du Centre Babel sur les mineurs étrangers non accompagnés

19 octobre 2016 à Paris

pour accéder au site du colloque cliquez ici


Assemblée générale du RRAPP
Precapsy , mercredi 13 juillet 2016 - 11:03:03 // commentaires: 7

Assemblée générale extraordinaire

du RRAPP

le 18 novembre 2016 à 14:30

au Centre Hospitalier du Rouvray




Journée d'échanges à EVREUX: l’interprétariat et à la médiation dans les missions de service public
Precapsy , mercredi 08 juillet 2015 - 14:54:28 // commentaires: 8



Le RRAPP, FIA Normandie, le Nouvel Hôpital de Navarre, le Centre Hospitalier du Rouvray, OSIRIS
organisent une journée d'échanges


L'interprétariat et la médiation dans les missions de service public

NOUVEL HOPITAL DE NAVARRE
62 route de Conches
EVREUX

le 20 mai 2016
Accès libre et gratuit
Journée de formation
animée par le G.R.A.F.I.S.M.

Inscription obligatoire, merci de cliquer ici


Renseignements au 02.32.31.77.87 





Les équipes mobiles en psychiatrie-précarité arrivées à saturation (enquête nationale)
Precapsy , vendredi 17 janvier 2014 - 10:50:22 // commentaires: 12

 
Les équipes mobiles en psychiatrie-précarité arrivées à saturation (enquête nationale)


NICE, 5 décembre 2013 (APM) - Les équipes mobiles en psychiatrie-précarité (EMPP) font face à des besoins importants et semblent être arrivées à saturation, suggère une enquête nationale.

Ces résultats ont été présentés au Congrès français de psychiatrie qui se tenait à Nice la semaine dernière.

Les authentiques malades mentaux qui vivent dans la rue cumulent les facteurs d'exclusion et ne s'adressent pas spontanément au dispositif de soins. C'est pour faciliter leur accès à des soins aussi banalisés que possible que se sont développées les EMPP, rappellent les Dr Alain Mercuel de l'hôpital Sainte-Anne à Paris et Charles Alezrah du CH de Thuir (Pyrénées-Orientales).

Les premières équipes sont apparues en milieu des années 1990 et de nouvelles ont été créées avec la circulaire du 23 novembre 2005 qui définit leurs actions, bénéficiant de 10,7 millions d'euros dans le cadre du Plan psychiatrie et santé mentale 2005-08.

Elles se sont déployées auprès du public en grande précarité et des acteurs sociaux de première ligne.

Les auteurs ont rapporté les résultats d'une enquête menée en 2007 puis en 2011. Une autre a également été conduite cette année mais les résultats sont encore en cours d'analyse, a indiqué le Dr Alezrah à l'APM. Ils devraient être globalement similaires à ceux de 2011.

En 2011, 62 EMPP sur 126 identifiées ont participé à l'enquête. La majorité (74%) est rattachée à un centre hospitalier (CH), 14% à un établissement de santé privé d'intérêt collectif (Espic) et 12% à un CHU. Au sein de l'établissement de rattachement, les EMPP identifient les leviers d'action pour améliorer l'accès aux prises en charge précoces sanitaire et sociale, fluidifient le parcours de soins, consolident le dispositif de veille et d'alerte, et favorisent les études épidémiologiques en psychiatrie et santé mentale.

Du personnel était affecté à l'EMPP dans la quasi-totalité (98%) des équipes. Elles étaient 60% à disposer d'un local.

Les équipes sont situées en milieu urbain pour 60%. Elles couvrent en moyenne 4,5 secteurs en 2011, contre 6,1 en 2007.

Le nombre moyen de personnel est resté équivalent en 2011 par rapport à 2007, de 3,6 équivalents temps plein (ETP). Cette stabilité globale masque des hausses et baisses selon les professions: le nombre d'ETP de psychiatre a diminué, de 0,4 en 2007 à 0,3 à 2011 en moyenne et de 2 à 1,9 pour les infirmiers alors qu'il a augmenté pour les psychologues, de 0,6 à 0,7 ETP et que 0,1 ETP d'éducateur spécialisé a été créé.

D'autres postes sont restés stables, comme les secrétaires (0,3 ETP en moyenne), les cadres de santé (0,1 ETP).

HAUSSE DU PERSONNEL ET DE LA POPULATION COUVERTE

Sur l'ensemble des équipes, une hausse du personnel est également observée, passant d'un total de 100,8 ETP en 2007 à 173,85 ETP en 2011, mais avec en parallèle une plus grande population desservie, de 7,89 millions d'habitants à 13,29 millions, soit un ratio d'ETP pour 100.000 habitants globalement stable de 1,28 en 2007 à 1,31 en 2011.

En 2011, les équipes déclarent toutes se déplacer pour rencontrer les patients et 58% possèdent un local d'accueil et d'orientation. La quasi-totalité (96%) assure une préparation à l'hospitalisation et 78% à la sortie de l'hôpital, 78% permettent un accès aux soins somatiques et 49% font des interventions dans la rue et des maraudes.

Cette année-là, quelque 33.000 personnes ont été prises en charge sur le territoire national par les EMPP, avec un nombre moyen de 271 personnes par équipe.

En revanche, l'enquête montre que seulement 20% des équipes mènent des actions d'évaluation, sur les actions de formation, la qualité de la prise en charge ainsi que sur la coopération entre les structures.

Auprès des acteurs sociaux de première ligne, les EMPP apportent notamment un soutien, du conseil, des formations.

Les deux tiers des équipes estiment que la circulaire de 1995 les a aidées à construire la fonction d'interface au sein de l'établissement et 78% en dehors. Mais elles ne sont que 29% à estimer que la circulaire a permis le développement d'une activité de réseau et seulement 27% sont sollicitées dans l'établissement du projet régional de santé.

Les EMPP soulignent le temps d'apprivoisement parfois long et l'importance de ne pas cliver les réponses entre attentes sociales et attentes de soins, souvent absentes ou au second plan, et pour cela, l'importance de pouvoir travailler en réseau (hébergement, soins somatiques, soins psychiatriques...).

Ces résultats mettent en évidence le rôle essentiel de ces équipes pour prendre en charge les patients atteints de maladie psychiatrique qui vivent dans la rue, mais aussi leur saturation face à l'ampleur des besoins, concluent les auteurs.

ld/ab/APM polsan
redaction@apmnews.com

ABQL5001 05/12/2013 19:30 ACTU
 


Bulletin JEE 2.2013
Precapsy , jeudi 11 juillet 2013 - 15:53:19 // commentaires: 8

cema.jpgA l'attention du réseau Jeunes en errance

Veuillez trouver ci-joint le bulletin Jeunes en Errance n°2 pour l'année 2013, de la part de François CHOBEAUX.
Pour y accéder, merci de
cliquer ici


La recherche inter-champs
Precapsy , vendredi 21 décembre 2012 - 10:41:30 // commentaires: 12

5èmme Journée Nationale des EMPP  « RECHERCHE : FAUT TROUVER ! »
La recherche inter-champs 
Intervention de Francis ABRAHAM, cadre de santé UMAPPP-RRAPP ROUEN

Cette 5ème journée nationale des EMPP, consacrée à la recherche dans les EMPP, nous donne l’occasion d’échanger sur (ce qu’on a appelé dans nos discussions en interne) la recherche inter-champs.
Il ne s’agit pas toujours, pas souvent,  d’une forme de recherche académique, respectant la méthodologie et les codes universitaires, validée par les Institutions.
Mais il s’agit de l’ensemble la réflexion et de la production des acteurs des EMPP sur leurs pratiques de soins.
Ces professionnels, confrontés à des situations de soins tenant à une organisation nouvelle (les permanences, la mobilité, le travail en réseau, etc.) ont dû inventer et/ou adapter une pratique soignante originale.
On trouve donc des écrits très récents sur le sujet : des textes de psychologues, de médecins, de travailleurs sociaux, d’infirmières.
Mais ce qui nous est sûrement relativement spécifique, concerne les sujets de recherche traités de manière pluri professionnelle et inter-champs. C’est en effet une manière de penser qui reflète assez bien notre manière d’appréhender les situations : c'est-à-dire en approche collective et dans une mixité sanitaire et sociale.

[ Suite… ]


La parabole de Pedro MECA
Precapsy , mardi 09 octobre 2012 - 10:52:02 // commentaires: 19

La parabole de Pedro MECA

par le Dr Alain GOUIFFES, octobre 2012
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    Pedro MECA est éducateur de rue, depuis des dizaines d’années, vieux compagnon du jour et de la nuit des gens de la rue, des cassés, paumés, laissés pour compte errant et zonant dans nos villes.


Il est aussi Dominicain, sans angélisme, et tous ceux qui ont eu la chance de l’approcher reçoivent des leçons de vie et une traduction concrète de ce que peut être le message évangélique, bien éloigné des caricatures qui en sont trop souvent faites.


Comment imaginer que quelqu’un qui n’a rien puisse donner ? Question provocante voire scandaleuse et réponse cynique possible dans un monde où la perversité exhibée se porte et se vend bien.



Bien sûr, formulons le souhait que nous devons participer activement à l’avènement d’un monde meilleur, plus juste. Ce qui n’est pas une évidence partagée.


Ici, maintenant, déja Pedro MECA tente des paris impossibles, à sa façon, avec cette générosité et truculence basque espagnole qu’il aime cultiver si bien. Par exemple à une personne qui fait la manche dans la rue, il ne lui fait pas l’aumône. Il va vers elle, la regarde, la salue, commence un échange et lui propose d’aller prendre un pot… avec invitation réciproque et 2 conditions … la 1ère, tournée pour le mendiant –demandeur qui doit payer, la 2ème, tournée pour Pedro… ??!!... ce qui transforme l’échange (essayez) et engendre souvent incompréhension, refus, rejet, insultes… « comment j’ai rien et faut que je paye » « salaud de riche… » … non, non, viens… La visibilité et l’insistance de ces nouveaux misérables interrogent chacun dans son être et ses parures défensives : de l’ignorance, effacement à la sollicitude gênée.

    Toute personne qui sait (un peu) faire la manche obtient plus ou moins vite quelques euros, ou se débrouille autrement, (la vie dans la rue est violente mais ingénieuse)… un bistrot trouvé… 1ère tournée… café-café … palabres… 2ème tournée, là souvent cognac (ou boisson plus chère) – café pour Pedro.

 Ce qui est formidable dans cette histoire ce n’est pas bien sûr la ruse de celui qui a réussi à se faire payer un cognac mais la capacité extraordinaire de réintroduire une dimension d’échanges, d’existence, d’informations sur les 1000 et 1 difficulté et petits plaisirs de la vie… Tu n’avais rien, tu as pu donner, offrir. Traduction en acte de bien des éléments de langage codés tellement surdéterminés et gratifiants qui conforte nos défenses.

C’est un exercice très délicat et difficile que d’imaginer que celui qui n’a rien puisse donner. Dans le travail de lien psychothérapique, éclairé aussi par la psychanalyse, auprès de ces personnes il faut pourtant envisager cette hypothèse. Ce n’est pas simplement le défaut du social qui détermine la souffrance individuelle. C’est une affaire très compliquée. Elle met en œuvre les ressorts d’une transformation subjective possible avec sortie d’une position d’objet livré à une jouissance mortifère, addict, esclave, victime, toujours « sans » jamais « avec », revendiquant parfois ce que la société lui doit de façon agressive… Ce travail est possible –mais les réflexions théoriques sur ces questions ne sont pas si nombreuses- en inventant un autre rapport au don et à l’argent si important, trop, beaucoup trop, dans la « vraie cure psychanalytique ».
Nous assistons depuis le début des années 1990 à une transformation continue des phénomènes de précarisation, de pauvreté, d’exclusion et à l’apparition d’une clinique manifestant des nouvelles formes de malaise à vivre dans le lien social. Ces souffrances multiformes prennent souvent l’apparence « psy » sans constituer pour autant des maladies psychiatriques voire des troubles psychiatriques bien définissables. Une clinique de désymbolisation, désaffiliation, dislocation d’appartenance familiale et sociale, l’extension de conduites addictives, les phénomènes d’errance, les histoires traumatiques de migrants sans papier viennent bousculer nos représentations.

Que faire ?
Chercher des réponses sociales et politiques dans notre cadre démocratique pacifié dont on doit espérer qu’il résiste au déchainement guerrier et aux violences extrêmes… favoriser la participation de ce public précaire à la co-construction de solutions alternatives avec des professionnels… inventer de nouvelles modalités d’intervention sociale et soignante, sans toujours attendre que les moyens - qui ne seront jamais suffisants- soient à la hauteur des besoins… prendre soin sans psychologiser la misère, ni la psychiatriser. Respecter l’humain dans son exceptionnalité malgré les apparences contraires parfois.

En 1929 S. FREUD développait dans « Le malaise dans la civilisation » l’hypothèse que la participation au jeu social implique le renoncement à la pleine satisfaction de ses pulsions agressives, sexuelles… d’où ce malaise inguérissable face à une jouissance illimitée impossible. Pour LACAN ce malaise n’est pas dû tant à des contraintes sociales qu’à un agencement défectueux du désir. Le désir est organisé autour d’un objet à jamais perdu. Le « souverain bien », (das Ding ) n’existe pas. Comment se débrouiller avec ça sans être victime de ses bons sentiments et d’idéaux exigeants, tyranniques ?

La création dans les années 1996-2000 d’une petite équipe psy-précarité mobile (UMAPP – Unité Mobile d’Action Psychiatrie Précarité) dans l’agglomération rouennaise, basée au Carrefour des Solidarités, en centre-ville de Rouen, fait partie de ces réponses, parmi bien d’autres. Elle a contribué à l’éclosion de ce type d’équipe en France, plus de 100 maintenant.

Les problèmes d’hébergement sont maintenant criants. Les demandes sont extensives. Comment faire quand les dispositifs prévus explosent ? Laisser des femmes avec jeunes enfants à la rue…
L’Autobus – Samu Social de Rouen- porte un projet d’un lieu d’accueil de nuit : Macadam Café – un peu comme la Moquette de Pedro MECA à Paris. L’ouverture de ce lieu est espérée prochainement. Sans lit, il permettrait au moins d’accueillir avec de la lumière, à l’abri au chaud ceux qui ne sont attendus nulle part. Ce qui ne remplacera pas ce qui manque… manque qui risque de ne pas s’arranger.
4 milliards d’habitants en 1987, 7 milliards en 2011 sur notre planète… près de la moitié de la population mondiale vivant avec moins de l’équivalent de 2 € par jour… des millions de personnes en Europe et en France en situation précaire… 50 000 nouveaux demandeurs d’asile par an en France… un système économique qui chancelle…

Continuons d’espérer et d’agir et saluons toutes les personnes engagées dans ces combats dont faisait partie « Swami CEYRAC », cet extrémisme de l’humain, reposant maintenant dans le petit cimetière du Loyola College de Chennaï - Madras en Inde, après plus de 60 ans de présence et de service auprès des plus pauvres en Inde et au Cambodge.


Dr Alain GOUIFFES - Psychiatre
UMAPP – Réseau Régional Action Psychiatrie Précarité
Carrefour des Solidarités
49 rue des Augustins 76000 ROUEN
Tél : 02.35.98.00.71
alain.gouiffes@ch-lerouvray.fr
Site web :
www.rrapp.fr


Article de Sandra GUIGUENO dans la revue DIALOGUE :Intérêts et limites du travail familial avec une fratrie migrante d’adolescents...multitraumatisés
Precapsy , mardi 11 septembre 2012 - 11:16:25 // commentaires: 33

"Intérêts et limites du travail familial avec une fratrie migrante d’adolescents...multitraumatisés"

publié dans la revue DIALOGUE 2012/2 n° 196
 

Sandra Guigueno
psychiatre, unité de psychiatrie transculturelle,
C.H. du Rouvray, Sotteville-les-Rouen



Résumé

L’article interroge l’approche familiale des adolescents nouvellement immigrés ayant subi de nombreux traumatismes de guerre. Il montre que la consultation familiale peut être une voie d’accès aux soins. Au travers de cas cliniques, la question du fraternel est interrogée dans cette période de reconstruction d’un passé difficile, pendant l’adolescence où confrontation au réel et à la loi symbolique du père et recherche identitaire peuvent s’exacerber. Les difficultés d’apprentissage, les problèmes identitaires, les symptômes multiples au sein de la même famille sont étudiés.



[ Suite… ]


La migration traumatique, une pathologie du lien: Souffrance psychique et souffrance corporelle_ DU_
Precapsy , vendredi 29 juin 2012 - 16:13:16 // commentaires: 39

Diplôme d’Université
Souffrance individuelle, psychopathologie et lien social

La migration traumatique, une pathologie du lien:
Souffrance psychique et souffrance corporelle
chez les mineurs isolés étrangers

Présenté par:SILVESTRO-TEISSONNIERE Christel, infirmière UMAPP

Merci de cliquer ici pour y accéder



Certificats en cours de prise en charge psychothérapeutique des Demandeurs d’Asile en France : éléments sur les rôles et effets de ces écrits de psychologue
Precapsy , vendredi 29 juin 2012 - 15:48:58 // commentaires: 27

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Olivier JAN
, psychologue
ROUEN, UMAPPP, CH du ROUVRAY, pôle ROUEN rive droite


Certificats en cours de prise en charge psychothérapeutique des Demandeurs d’Asile en France : éléments sur les rôles et effets de ces écrits de psychologue



Introduction


La prise en charge psychothérapeutique des patients étrangers en France semble avoir été longtemps considérée comme devant relever idéalement du travail de praticiens cliniciens spécialistes des questions de migrations, d’exils, férus d’anthropologie. Pour nombre d’entre nous dans les années 80 puis 90 _ psychologues, psychiatres, infirmiers, éducateurs _ existaient des centres parisiens spécifiques à ces questions, lieux à la fois innovants dans leurs façons techniques de faire (en groupe, dans la langue maternelle, etc…), riches et célèbres de leurs personnalités, de leurs recherches, de leurs positionnements théoriques quant au sujet. Dans l’absolu, nous aurions aimé pouvoir y envoyer les personnes relevant de ces particularités, avec l’idée que, là-bas,  elles seraient plus pleinement comprises, mieux aidées, mieux soignées…
Parallèlement _ et je parle surtout ici des psychologues hospitaliers dont je suis _ nous avons eu à rencontrer toujours plus de patients issus des différentes migrations, récentes et moins récentes, qu’il s’agisse de descendants de migrants de première, seconde ou troisième génération. Une part éventuellement importante de notre consultation en relève (50% de mon activité dans le Centre Médico-Psychologique où je travaille dans une banlieue rouennaise comptant la représentation de plus de 50 nationalités).
Il me semble pouvoir dire que la plupart d’entre eux sont aidés par le dispositif psychothérapeutique classique repéré par les items essentiels de la psychanalyse (relation duelle, associations libres, ouverture à l’inconscient et aux phénomènes de transfert, travail sur le rêve, sur les reconstructions de l’histoire familiale du sujet,  …) avec un aspect peut-être ici plus marqué autour des questions de transmission, de non-dits, de mythes familiaux. Quoi que. Pas toujours. Les structures de personnalités auxquelles s’adressent ces dispositifs de soins psychiques sont aussi celles d’autres de nos patients ne présentant pas de parcours migratoire dans leur histoire personnelle ou dans l’histoire récente de leur famille.
Des éléments de réflexion issus de lectures des travaux des auteurs spécialistes des questions charnières entre culture et personnalité sont venus nous aider à mieux accueillir les affaires psychiques en souffrance de ces patients. Nous démarrons localement depuis 1 an ½ une consultation interculturelle groupale s’adressant à des situations familiales et individuelles n’ayant pas été suffisamment aidées par les dispositifs ordinaires.  Je mentionne ceci sans m’y arrêter, cette consultation n’entrant pas précisément dans le sujet que je compte aborder ici.



[ Suite… ]


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