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Article paru en Avril 2011 dans "convergence", magazine d'information du GHH
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Prévalence des troubles psychiatriques et addictions (Observatoire Samusocial Paris)

Prévalence des troubles psychiatriques et addictions (Extrait de l'OBSERVATOIRE du Samusocial de PARIS)
Caroline Douay(1), Marc-Antoine Détrez(1), Yann Le Strat(2), Pierre Chauvin(3), Anne Laporte(1)
et le groupe de recherche SAMENTA Yann Le Strat

Résumé :
L’enquête SAMENTA a pour objectif d’estimer la prévalence des principaux troubles
psychiatriques et des addictions (alcool, drogues et médicaments détournés de leur usage) chez
des personnes sans logement personnel
.
Pour cela une méthode de sondage adaptée ainsi qu’un
dispositif d’enquête garantissant la possibilité d’un diagnostic psychiatrique valide lors
d’entretiens sur des lieux de vie ont été mis en oeuvre.
Une pré-enquête, portant sur 45 individus volontaires ayant un dossier médical a permis
de valider le dispositif d’enquête (un binôme d’enquêteur dont un psychologue et un psychiatre
coteur) et donc de conclure qu’il était possible de porter des « diagnostics » psychiatriques chez
des personnes précaires sur leur lieu de vie.
Les troubles du MINI retenus pour l’étude ont été : Episode dépressif majeur, Risque
suicidaire, Episode (hypo-)maniaque, Trouble panique, Etat de stress post-traumatique, Troubles
psychotiques, Anxiété généralisée, Trouble de la personnalité antisociale. Le questionnaire, en
plus des données socio-démographiques et sur les conditions de vie, comprenait un module sur
l’alcool (33 questions) et un sur la consommation de substances psycho-actives (40 questions).
Le nombre de questionnaires retenus pour l’analyse s’élève à 840. Le nombre d’adultes
francophones ayant fréquenté au moins une fois les services d’aide de l’agglomération parisienne
durant une semaine de la période d’enquête est estimé à 21 176 (IC95%[17 582 - 24 770]). Près
d’un tiers des enquêtés présente au moins un trouble psychiatrique sévère : les troubles
psychotiques concernent 13,2% de la population (dont 8,4% de schizophrénie), les troubles de
l’humeur sévères 6,7% et les troubles anxieux 12,2%. Les troubles anxieux sont repérés plus
souvent dans les hôtels et dans le dispositif d’insertion.
Une personne sur cinq est dépendante à l’alcool. La consommation d’alcool est plus
élevée chez les personnes vues dans le dispositif d’urgence, plus d’un quart est dépendant (26,7%)
comparé au dispositif de réinsertion (18,9%) ou aux hôtels sociaux (5,5%).
La consommation quotidienne ou quasi-quotidienne de cannabis concerne 16% des
personnes interrogées. Cela représente une personne sur cinq dans le dispositif d’urgence
(21,4%), 13,8% des personnes dans le dispositif d’insertion et 2,6% des personnes dans les hôtels
sociaux.
(1) Observatoire du samusocialdeParis
(2) Institut National de Veille Sanitaire (InVS)
(3) Inserm UMR-S 707
4 Etude financée par : le Haut commissariat à la jeunesse et aux solidarités actives contre la pauvreté, l’Institut
de veille sanitaire (InVS), la Direction générale de la santé (DGS), la Région Ile de France, l’Institut de
prévention et d’éducation pour la santé (INPES), la Préfecture de Paris, l’Observatoire National pauvreté et
exclusion sociale (ONPES), la Mairie de Paris.

L’association d’une méthode de sondage adaptée et d’un dispositif d’enquête comprenant
des cliniciens a permis de préciser l’importance des troubles mentaux et des addictions chez les
personnes sans-domicile. Ces résultats montrent une fréquence près de 10 fois plus importante
des troubles psychotiques comparé à la population générale et 4 fois plus importante des troubles
de l’humeur, les addictions sont 3 à 5 fois plus fréquentes. Les troubles psychiatriques et les
addictions constituent un problème grave de santé publique dans cette population, confirmant les
difficultés rencontrées par les acteurs de terrain dans la prise en charge. Ces résultats plaident
pour une amélioration de l’offre des soins et une adaptation de l’hébergement /logement aux
particularités de cette population.

Présentation de l’enquête SAMENTA :
 
Etude sur la santé mentale et les addictions
chez les sans-domicile franciliens

Les données concernant les troubles psychiatriques et du comportement des personnes
sans logement personnel demeurent insuffisantes pour mettre en oeuvre des plans d’action
publique. A la demande des pouvoirs publics5 une étude sur les troubles psychiatriques et les
addictions chez les SDF franciliens a été menée. Ses objectifs étaient d’une part, d’estimer la
prévalence des principaux troubles psychiatriques ainsi que la prévalence des addictions (alcool,
drogues, médicaments détournés de leur usage), d’autre part d’analyser leurs parcours sociaux,
médicaux et comportementaux et de les relier à la situation de rupture sociale.
L’étude concerne les personnes sans logement personnel, francophones, majeures qui
dorment dans un lieu non prévu pour l’habitation ou qui sont prises en charge par un organisme
fournissant un hébergement gratuit ou à faible participation. Les personnes ont été contactées via
les services d’aide qu’elles fréquentent selon la méthodologie de l’enquête de l’Insee de 2001. Les
services retenus sont les centres d’hébergements d’urgence (CHU) et de stabilisation (CHS), les
centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS), les centres maternels, les hôtels pour
familles, les accueils de jour et les points de distribution de repas chauds. Ces deux derniers sites
permettent de recruter des personnes qui dorment dans des abris de fortune ou dehors.
Une base de sondage de tous les services franciliens d’aide aux SDF a été constituée à
partir de bases de données existantes, 910 services ont été répertoriés. Puis un plan de sondage
complexe à 3 degrés a été mis en place, avec une stratification par type de service au premier
degré, afin d’améliorer la précision des estimations. Les services ont été tirés aléatoirement,
proportionnellement à leur taille, en surreprésentant ceux dédiés aux jeunes et aux femmes. Les
jours de visite et les enquêtés ont été tirés de manière aléatoire. Le nombre de services tirés pour
réaliser 800 entretiens s’élevait à 169, 125 ont accepté de participer.
Pour obtenir des « diagnostics » psychiatriques valides sur des lieux de vie, le dispositif
d’enquête comprenait un outil d’interview psychiatrique standardisé : le MINI, un binôme
d’enquêteur dont un psychologue clinicien qui observait l’interaction enquêteur enquêté, et
réalisait ensuite un entretien clinique ouvert afin d’étayer de possibles troubles. Après l’entretien
et sans l’enquêté, le psychologue débriefait avec un psychiatre qui cotait ou non un diagnostic à
partir de la 10ième Classification Internationale des Maladies.
En plus du MINI, le questionnaire était composé de différents modules repris de
questionnaires existant, avec pour grands thèmes : les caractéristiques sociodémographiques, le
parcours d’itinérance et l’hébergement, la santé, le recours aux soins psychiatriques, l’évaluation
des addictions et des modalités d’usage dans la rue, la situation professionnelle, les ressources
financières, la violence, le réseau social. L’enquête en population s’est déroulée du 16 février au 6
avril 2009, 859 personnes sans logement personnel ont participé.
5 Etude financée par : le Haut commissariat à la jeunesse et aux solidarités actives contre la pauvreté,
l’Institut de veille sanitaire (InVS), la Direction générale de la santé (DGS), la Région Ile de France,
l’Institut de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), la Préfecture de Paris, l’Observatoire
National pauvreté et exclusion sociale (ONPES), la Mairie de Paris.

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